Sunday, January 10, 2010

sida UN - millionnaires gauchistes ZERO


Ciao raclure !

"Il ne faut jamais se réjouir de la mort des gens" me sermonnait souvent ma mère, par exemple quand je manifestais un peu trop bruyamment ma satisfaction à la mort de John Lenon ou à celle de Marie Trintignant ; oui mais voilà, ma mère est niaise et catholique quand je suis lucide et nietzschéen, et contrairement à elle qui croyait qu'elle finirait assise à la droite de Dieu, moi je manque de bonnes nouvelles. Manquais ; jusqu'à aujourd'hui.

"Mano Solo la mort dans l'âme" (LeFicoco), "Mano Solo nous laisse le pire" (l'Aberration), "Il ne viendra plus...[sniff]" (Rue89deQI)... quel concert de jérémiades, c'est émouvant vraiment, toute la bobocratie est en deuil et on ne trouve personne dans ce merdier pour rappeler l'évidence : que cet artiste minable à l'engagement facile, ce millionnaire de gôche aux textes imbéciles, à la voie de zombie et aux yeux de cocker anorexique, était l'incarnation la plus pure de la puanteur de l'époque, de l'hypocrisie veule de la mafia du shobizz, de l'inculture crasse d'une génération décérébrée par la télévision et l'Education Nazionale [Sozialiste], et plus généralement de tout ce qui traduit la transformation de la civilisation occidentale en un marigot de médiocrité putride.

« Je ne suis plus séropositif, mais j'ai le sida » lançait notre poète maudit à ses fans sur la scène du Bataclan en 1995, ignorant sans doute que son SIDA viral, en se superposant au SIDA mental qu'il déversait depuis déjà plus de 10 ans sur son public de chiards attardés, ne changeait résolument rien aux résultats de ses tests sérologiques : encore un qui croyait que "séropo" voulait dire "pas encore malade", et qui aura payé sa leçon d'immunologie au prix fort. Il sera donc mort moins con qu'il n'a vécu, et ça c'est une véritable "note d'espoir" comme on aime le dire chez les bobos.

Tout y est (y était, pardon, *rires*) en effet chez ce salopard bobocrate. Le papa communiste et dessinateur médiocre ("Cabu") qui était passé de chez Dorothée au Canard Enchaîné à force de travailler au forceps ses réseaux gauchistes, pour écouler chaque semaine sa haîne du peuple et des français d'en bas, ces 'beaufs' que le showbizz et la crapule médiatique aiment tant vomir quand ils ont le mauvais goût de ne pas acheter leur merde. Résultat de l'éducation reçue par le merdeux de son papa libertaire : toxico à 15 ans, séropo à 23, maccabé à 47. Chapeau l'artiste !

"L'engagement" aussi, bien sûr, comme le répète en boucle la propagande prostatique de la vermine journalistique. Le fric, CONTRE!: pas bien les sous, sauf dans ma popoche. CONTRE! l'injustice, le racisme, le libéralisme, la guerre, la haine, et tout le toutim : quand on s'engage aussi courageusement, autant choisir les bonnes causes. Gageons que Notre Grand Timonier Mano était aussi CONTRE le méchant s.i.d.a, mais comme chacun sait les rétroviridés sont généralement de droite et ont donc le bon goût de se foutre complètement des zozotements larvaires de nos génies chansonniers. Pas de bol !

Car le bonhomme ne reculait devant aucune contradiction hypocrite : artiste bohème à la ville, chantant la liberté et la révolution permanente, il était aussi connu pour ses violentes diatribes contre le téléchargement musical. C'est que voyez-vous, c'est bien joli la Révolution, mais faut pas toucher à mon gagne-pain et à ma villa en Corse. Drogué et partouzard dans sa vie privée, il claironnait partout son désir d'enfant, comme dans "Pas du gateau", bon exemple de son extraordinaire talent littéraire :

"Je voudrais mordre à pleines dents dans les joues roses d'un enfant, je lui dirais salut mon petit gars, lui me dirait : salut Papa

Putain on l'a échappée belle : au moins ne s'est-il pas reproduit, comme quoi il y a une justice. Quant à l'image du sidaïque qui plante ses dents pourries par l'héroïne dans les joues d'un bébé, les mères de famille apprécieront. Au revoir Papa !

Allez c'est pas tout ça mais j'ai une bouteille de Veuve Cliquot à ouvrir, et la seule question existentielle que me suggère cet heureux dénouement de la saga Mano Solo est la suivante : foie gras ou fruits de mer ?