
Mais où est passé mon flingue ? Quand j’étais gosse et que je passais mes journées à faire le zouave dans les maquis de l’Oranais plutôt qu’à aller en cours, j’avais cette petite carabine 22 LR Winchester que j’emmenais partout avec moi. Je m’en servais surtout pour chasser la caille ou la perdrix, parfois un faisan ; plus d’une fois croyez-moi elle s’est même révélée bien utile pour faire fuir un fellouze récalcitrant. C’était le bon temps.
Comment en est-on arrivé là ? Incivilités, atteintes aux personnes et aux biens, racisme et antisémitisme à tous les coins de rue, torture à tous les étages, émeutes urbaines incessantes, attaques de train et de gares, façon far-west, et j’en passe : on aura beau dire ce qu’on voudra mais c’est un sacré foutoir. Et le pire dans tout ça, c’est que je n’ai même plus le droit à porter ma carabine. Vous parlez d’un mauvais timing !
Sarkozy par-ci, Sarkozy par-là, on ne voit que lui ce dadais, je suis sûr qu’il est même pas foutu de lacer ses souliers tout seul cet emmanché. Votez pour moi qu’il dit, et tout ira bien, on ne brûlera plus votre voiture mon bon monsieur, et vous ma bonne dame les gamins d’à-côté ont bien fini de vous faire des misères. Quand je serai le chef qu’il dit, chacun restera chez soi et les vaches seront bien gardées. Foutaises. Et je ne parle même pas de tous les gauchos avec leurs airs de grands couillons, valent pas un clou ceux-là.
L’état vous baise. L’état vous baise et l’état vous ment. Riez pas, c’est comme ça. Prenons un cas concret. Vous êtes un honnête citoyen, quelqu’un qui paye ses factures et ses impôts, qui ne demande rien à personne. Vous vous levez tous les matins pour aller vous rôtir le fion dans un bureau, à supporter un chef qui a pas fait l’indo. Vos enfants sont sages, polis, votre femme est bien comme il faut. Nickel. Et quand vous avez un pépin, genre votre voiture en flammes en bas de chez vous ou des tags ‘FIS 2 PUT’ sur votre boîte aux lettres, vous faites quoi ? Vous appelez la police. Bingo.
La mission de la police nationale n’est en aucun cas la protection des personnes et des biens mais le maintien de l’ordre public. Eh oui bande de naïfs, c’est écrit dans le règlement (la Constit’), la police se fout bien de vous, ce qu’elle veut c’est que l’état continue son business et que vous vous gueuliez pas trop fort. Le reste, vous en l’occurrence, la police s’en tamponne le coquillard, tranquillement. Pourquoi vous croyez que les poulets tolèrent le deal de quartier ? Parce que l’important, c’est que le gros trafic graisse les bonnes pattes, pardi ! Et pourquoi des banlieues entières sont-elles abandonnées aux petits sauvages à capuchon, leurs habitants rayés d’un trait de plume, comme ça, hop ? Parce que ça permet d’avoir une paix relative dans les centres-villes, où vivent les grosses huiles naturellement ! La police ne protège pas les personnes et leurs biens, elle protège le personnel et les biens de l’ETAT. Nuance !
Seulement voilà, l’honnête citoyen, le Robert ou le Rachid de base, lampiste de service, il finit par avoir les boules : il se fait emmerder au boulot, emmerder sur la route, emmerder devant chez lui, en espérant que sa femme et ses gosses lui en remettent pas une couche arrivé à la maison. Il en a jusque-là le petit franchouille. Du coup il vote Le Pen ou Besancenot, il croit qu’il va tout changer, mais il ne sait pas que c’est prévu, que c’est à ça qu’ils servent les pestiférés, que ce sont des soupapes ! Alors des fois qu’il péterait les plombs, l’Etat a pris soin de lui retirer ses armes, et de lui expliquer pourquoi : c’est compliqué à s’en servir, c’est dangereux ça tue des gens, suffit d’une arme chargée à la maison et vlan!, le petit dernier n’a qu’une envie c’est de s’en mettre une dans le crâne en jouant avec juste avant l’heure du biberon (statistiques à l’appui.) Pas bon les armes on vous dit !
La vérité, bien sûr, c’est que les armes sont surtout dangereuses pour l’Etat. En réglant lui-même ses problèmes de voisinage, le vulgus n’a plus besoin de flics et l’Etat perd son ‘monopole de la violence’. ‘Monopole de la violence’, notez comme la formule est fleurie. En langage clair, l’Etat peut vous trouer la peau à loisir mais pas question que vous tiriez des canettes vides le dimanche ! Ca c’est du monopole ! C’est précisément pour ça qu’un homme sans arme n’est pas un homme libre. Un homme sans arme est un esclave et un mort en sursis.
Ahh mais vous allez me dire : Maurice tu déconnes à plein tube mon vieux, on est en démocratie, si on n’a pas besoin d’armes c’est parce que liberté-égalité-fraternité et tout le toutim. Seulement vous oubliez que la Révolution Française, elle vous l’a donné le droit à porter les armes, elle en a même enlevé le monopole aux aristos ! Celui qui vous l’a repris ce droit, celui qui vous a désarmé, c’est un certain Pierre Laval, décrets-lois de 35 et 39, le même salopard qui est allé caresser les couilles du Führer en 1940. Ca ne vous rappelle pas quelque chose ? 6.000.000 de juifs ? Tous désarmés ? Je vois que vous me suivez.
Je suis un pragmatique. Peut-être pas très sophistiqué ni très métrosexuel sur les bords, mais je suis pas la moitié d’un imbécile, et je sais une chose : quand c’est le bordel il faut nettoyer. Là c’est même plus le bordel c’est carrément la chienlit en France, et ça va empirer. Tous les aspirants femmes de ménages sont des bons à rien, des rigolos qui n’ont pas un sou de bon sens mais des biftons plein les poches, et mon petit doigt me dit que ce ne sont pas ces tartuffes qui vont ranger la maison. C’est nous.
Vous voulez faire quelque chose pour votre pays ? Ecrivez à vos députés, à vos maires, à vos ministres, et demandez qu’on vous rende le droit à votre flingue. Sans condition. Pas d’obligation de chasser ou de faire du tir sportif, ou je ne sais quelle autre prétexte à la mords-moi-le-nœud, pourquoi pas réserver le port d’arme aux ambidextres tant qu'on y est ? Ce qu’il faut aux citoyens, c’est la liberté INCONDITIONNELLE à porter les armes. Vous allez voir que les choses changeront.
Mais où c’est que je l’ai mis ce flingue ?
