Monday, October 27, 2008

Rendez-moi mon flingue !


Mais où est passé mon flingue ? Quand j’étais gosse et que je passais mes journées à faire le zouave dans les maquis de l’Oranais plutôt qu’à aller en cours, j’avais cette petite carabine 22 LR Winchester que j’emmenais partout avec moi. Je m’en servais surtout pour chasser la caille ou la perdrix, parfois un faisan ; plus d’une fois croyez-moi elle s’est même révélée bien utile pour faire fuir un fellouze récalcitrant. C’était le bon temps.

Comment en est-on arrivé là ? Incivilités, atteintes aux personnes et aux biens, racisme et antisémitisme à tous les coins de rue, torture à tous les étages, émeutes urbaines incessantes, attaques de train et de gares, façon far-west, et j’en passe : on aura beau dire ce qu’on voudra mais c’est un sacré foutoir. Et le pire dans tout ça, c’est que je n’ai même plus le droit à porter ma carabine. Vous parlez d’un mauvais timing !

Sarkozy par-ci, Sarkozy par-là, on ne voit que lui ce dadais, je suis sûr qu’il est même pas foutu de lacer ses souliers tout seul cet emmanché. Votez pour moi qu’il dit, et tout ira bien, on ne brûlera plus votre voiture mon bon monsieur, et vous ma bonne dame les gamins d’à-côté ont bien fini de vous faire des misères. Quand je serai le chef qu’il dit, chacun restera chez soi et les vaches seront bien gardées. Foutaises. Et je ne parle même pas de tous les gauchos avec leurs airs de grands couillons, valent pas un clou ceux-là.

L’état vous baise. L’état vous baise et l’état vous ment. Riez pas, c’est comme ça. Prenons un cas concret. Vous êtes un honnête citoyen, quelqu’un qui paye ses factures et ses impôts, qui ne demande rien à personne. Vous vous levez tous les matins pour aller vous rôtir le fion dans un bureau, à supporter un chef qui a pas fait l’indo. Vos enfants sont sages, polis, votre femme est bien comme il faut. Nickel. Et quand vous avez un pépin, genre votre voiture en flammes en bas de chez vous ou des tags ‘FIS 2 PUT’ sur votre boîte aux lettres, vous faites quoi ? Vous appelez la police. Bingo.

La mission de la police nationale n’est en aucun cas la protection des personnes et des biens mais le maintien de l’ordre public. Eh oui bande de naïfs, c’est écrit dans le règlement (la Constit’), la police se fout bien de vous, ce qu’elle veut c’est que l’état continue son business et que vous vous gueuliez pas trop fort. Le reste, vous en l’occurrence, la police s’en tamponne le coquillard, tranquillement. Pourquoi vous croyez que les poulets tolèrent le deal de quartier ? Parce que l’important, c’est que le gros trafic graisse les bonnes pattes, pardi ! Et pourquoi des banlieues entières sont-elles abandonnées aux petits sauvages à capuchon, leurs habitants rayés d’un trait de plume, comme ça, hop ? Parce que ça permet d’avoir une paix relative dans les centres-villes, où vivent les grosses huiles naturellement ! La police ne protège pas les personnes et leurs biens, elle protège le personnel et les biens de l’ETAT. Nuance !

Seulement voilà, l’honnête citoyen, le Robert ou le Rachid de base, lampiste de service, il finit par avoir les boules : il se fait emmerder au boulot, emmerder sur la route, emmerder devant chez lui, en espérant que sa femme et ses gosses lui en remettent pas une couche arrivé à la maison. Il en a jusque-là le petit franchouille. Du coup il vote Le Pen ou Besancenot, il croit qu’il va tout changer, mais il ne sait pas que c’est prévu, que c’est à ça qu’ils servent les pestiférés, que ce sont des soupapes ! Alors des fois qu’il péterait les plombs, l’Etat a pris soin de lui retirer ses armes, et de lui expliquer pourquoi : c’est compliqué à s’en servir, c’est dangereux ça tue des gens, suffit d’une arme chargée à la maison et vlan!, le petit dernier n’a qu’une envie c’est de s’en mettre une dans le crâne en jouant avec juste avant l’heure du biberon (statistiques à l’appui.) Pas bon les armes on vous dit !

La vérité, bien sûr, c’est que les armes sont surtout dangereuses pour l’Etat. En réglant lui-même ses problèmes de voisinage, le vulgus n’a plus besoin de flics et l’Etat perd son ‘monopole de la violence’. ‘Monopole de la violence’, notez comme la formule est fleurie. En langage clair, l’Etat peut vous trouer la peau à loisir mais pas question que vous tiriez des canettes vides le dimanche ! Ca c’est du monopole ! C’est précisément pour ça qu’un homme sans arme n’est pas un homme libre. Un homme sans arme est un esclave et un mort en sursis.

Ahh mais vous allez me dire : Maurice tu déconnes à plein tube mon vieux, on est en démocratie, si on n’a pas besoin d’armes c’est parce que liberté-égalité-fraternité et tout le toutim. Seulement vous oubliez que la Révolution Française, elle vous l’a donné le droit à porter les armes, elle en a même enlevé le monopole aux aristos ! Celui qui vous l’a repris ce droit, celui qui vous a désarmé, c’est un certain Pierre Laval, décrets-lois de 35 et 39, le même salopard qui est allé caresser les couilles du Führer en 1940. Ca ne vous rappelle pas quelque chose ? 6.000.000 de juifs ? Tous désarmés ? Je vois que vous me suivez.

Je suis un pragmatique. Peut-être pas très sophistiqué ni très métrosexuel sur les bords, mais je suis pas la moitié d’un imbécile, et je sais une chose : quand c’est le bordel il faut nettoyer. Là c’est même plus le bordel c’est carrément la chienlit en France, et ça va empirer. Tous les aspirants femmes de ménages sont des bons à rien, des rigolos qui n’ont pas un sou de bon sens mais des biftons plein les poches, et mon petit doigt me dit que ce ne sont pas ces tartuffes qui vont ranger la maison. C’est nous.

Vous voulez faire quelque chose pour votre pays ? Ecrivez à vos députés, à vos maires, à vos ministres, et demandez qu’on vous rende le droit à votre flingue. Sans condition. Pas d’obligation de chasser ou de faire du tir sportif, ou je ne sais quelle autre prétexte à la mords-moi-le-nœud, pourquoi pas réserver le port d’arme aux ambidextres tant qu'on y est ? Ce qu’il faut aux citoyens, c’est la liberté INCONDITIONNELLE à porter les armes. Vous allez voir que les choses changeront.

Mais où c’est que je l’ai mis ce flingue ?

Friday, October 17, 2008

Nous sommes tous des mélomanes franco-tunisiens


SCANDALE !

La Marseillaise, mère de tous les chants révolutionnaires, honorée matriarche des hymnes de libération du monde entier, symbole pulmonaire de la France éternelle et de ses heures les plus glorieuses, la Marseillaise, donc, vient d'être sifflée !

Que dis-je sifflée ? Humiliée ! Saccagée ! Massacrée ! Insultée ! Violée sauvagement, déshonorée sous les coups de boutoir infertiles d'une horde sauvage de supporters qui n'ont eux-mêmes de marseillais que leur teint choco-caramel ! Baffouée, gomorhisée, écartelée telle une vulgaire vierge tamoule dans un commissariat Sri-Lankais !

AUX ARMES !

Qu'ils sont beaux nos ministres, Fillon, Bachelot, Laporte, surtout Laporte, ce rugbyman gay, le torse bombé sous l'affront, les pectoraux gorgés de la fierté d'être français, le menton mussolinien dressé vers l'horizon comme autant de SS-20 soviétiques en plein bras-de-fer coldwarien, leur regard d'airain tendu avec détermination vers l'horizon où, déjà, s'amoncellent les lourds cumulo-nimbus de l'inévitable guerre ethnique qui va d'ici 10 ans balayer l'Europe comme un cyclone caraïbe. VAILLANCE ET FERMETE, comme toujours, au sommet de l'Etat. On respire.

De quoi s'étonne-t-on ? Du fait que 40.000 analphabètes raz-du-bulbe, avinés, haschichés, surexcités et incapables de baiser autre chose que des zombies grillagées importées du bled ou des adolescentes au fond d'une cave se comportent comme des crétins haineux ? Comme c'est étonnant ! Les habitants les plus bêtes, les moins intégrés, les plus violents, les plus toxicos, les moins éduqués, les plus hideux et de loin, de très loin, les moins français de notre beau pays expriment leur bêtise de manière ostentatoire ! mais c'est incroyable ! Vite, une explication !

"Ce n'est pas la France qu'on siffle, c'est l'Etat Français" (Labération du je-ne-sais-plus-quand). Mais c'est bien sûr ! Cette pathétique masse humaine entassée dans son cirque de Seine-Saint-Denis pour un show sportif lobotomique nous adressait, en fait de huées, une puissante analyse méta-politique de sa propre place au sein de l'appareil étatico-administratif raciste, répressif, inique et inefficace de la République Française ! Quels idiots nous faisions, nous qui pensions qu'il s'agissait surtout de haine aveugle des français et d'abus de faiblesse contre une société tellement dévirilisée et permissive qu'elle met un point d'honneur depuis 20 ans à ériger en modèle ses propres tortionnaires ! C'était en fait d'un véritable programme politique qu'il s'agissait ; vite, les siffleurs à l'Elysée !

BIEN FAIT !

Bien sûr, notre racaille siffloteuse s'entasse dans des nids abjectes à la lisière de nos métropoles quand nos glorieux ministres, moins ignorants sans doute des choses de l'immobilier, préfèrent les ruelles cossues et fleuries de l'ouest parisien. Fort bien. Mais il existe une autre différence entre ceux-ci et ceux-là, une différence que l'on oserait qualifier de fondamentale si l'on ne craignait de faire fuir le lecteur déjà secoué dans son fondement par la pression fiscale, la criminalité allogène et la propagande culpabilisatrice dont il est bombardé continuellement comme un poète romantique nord-coréen en plein stage de réorientation professionnelle.

Nos chères chances pour la France, en plus de témoigner d'une mélomanie admirable quoiqu' intransigeante et éprise de modulations sifflotantes, expriment sans honte ni complexe leur haine totale du pays qui les a accueilli. La place manquerait ici pour détailler toutes les raisons, bonnes ou mauvaises, que ces produits d'importation frelatés ont de vomir leur entrepôt de destination : l'obsession contrapunctique de notre tradition musicale, admettons-le assez agaçante, nos élites corrompues et mythomanes, notre population abrutie et dévirilisée par le consumérisme, le droit-de-l'hommisme gnan-gnan et les branlées successives (1870, 1914-18, 1940, l'indo, l'algérie..), la liste est si longue qu'il y faudrait un bottin. Mais au moins, reconnaissons à l'Homo Maghrebus quelques qualités : parmis elles, la franchise et la cohérence. Maghrébins furent leurs ancêtres, maghrébins ils resteront, et aucun torrent d'aide sociale, aucun empilement de zones franches ou tombereau de crédits pour "la ville" ne changeront cette évidence bioculturelle inaltérable.

Nos ministres, par contraste, sont des fils de putes. Elus du peuple français dont ils sont sensés défendre les intérêts, ils ne défendent que leur intérêt propre et celui, moins avouable encore, de leurs financiers apatrides. Représentants de l'Etat et garants de la tradition politique, culturelle et morale de la France, ils subvertissent pourtant cette dernière au nom de la préservation de leur position ou, pour les plus idéalistes, d'une idéologie multiculturaliste démentielle qui met un point d'honneur à ignorer les leçons pourtant limpides de 1500 ans d'histoire. Qui trouvait ignoble "le sang impur" sensé "abreuver les sillons" d'une agriculture française toujours en quête de productivité ? Qui trouvait inacceptable qu'un chant guerrier fédère les français quand la France proclame à qui veut l'entendre qu'elle n'a plus d'ennemis ? Qui a vendu au bon peuple le mythe grotesque d'une France "black-blanc-beur" (sic), au mépris de l'impératif civilisationnel de cohésion ethno-culturelle comme des règles d'accords de genre ? Gagné : les mêmes.

De deux choses l'une : soit ces fils de pute s'efforcent de devenir au moins aussi honnêtes dans leurs convictions que la biomasse afromaghrébine qui peuple nos contrées, en désignant l'ennemi et en mettant en oeuvre les moyens de l'écraser (une saine politique de rapatriement forcé appuyée par la Marine Nationale, par exemple). Soit ils embrassent définitivement le parti de l'étranger et l'assument pleinement, en en finissent une bonne fois pour toute avec la France et sa culture, par exemple, en disolvant unilatéralement la République pour en faire don à l'Afrique (de quoi sans doute éponger quelques années de dette).

Mais de grâce : plus de torses bombés et de propos guerriers. En défendant la Marseillaise après avoir successivement renié tout ce qu'elle représente, nos élites sont dans la situation comique décrite par les frères Lumières en 1895 : celle de l'éjaculateur facialement éjaculationné.