Sunday, December 28, 2008

Race et civilisation

"Historique !" L'élection de Barack Hussein Obama à la présidence des Etats-Unis d'Amérique a été saluée par la presse mondiale - et américaine - comme un événement de proportions bibliques : un Noir, rendez-vous compte, un Noir, vient d'être élu Commander-In-Chief de la première armée du monde ! Sonnez trompettes, chantez rouge-gorges, un monde nouveau commence et l'homme Blanc n'en sera plus le centre : cocorico !

"Dégueulasse ! Nauséabond !" étaient plutôt les adjectifs de rigueur après les commentaires de James Watson, co-découvreur de l'ADN, sur la corrélation entre race et intelligence. "Toutes nos politiques sociales sont basées sur le postulat que leur [aux noirs] intelligence est en moyenne la même que la nôtre - alors que toutes les données semblent dire : pas vraiment." Soudainement, n'importe quel éditorialiste sorti d'une école de journalisme de province devenait généticien honoraire, biologiste moléculaire en chambre, et s'autorisait à donner des leçons de rigueur scientifique. Quel gâteux ce Watson !

"Inacceptable ! Exigeons une condamnation ferme...etc." Avec ce qu'il convient d'appeler désormais "l'Affaire Zemmour", qui par le déchaînement de violence indignée et d'allusions antisémites qu'elle a provoqué (voir l'article de Télérama du 26.11.2008 qui traite Zemmour de "juif" à demi-mots en le renvoyant à son nom d'origine nord-africaine, tout en condamnant, excusez du peu, ses propos "racialistes"), on revient pour le coup à une éthique du lynchage qui charrie des relents d'Affaire Dreyfus, avec Télérama dans le rôle de Je Suis Partout. Le monde à l'envers !

Comment expliquer ces différences de traitement ? La même presse qui pleurait d'extase après l'élection d'un noir - quand même, c'est magnifique, quelle belle preuve d'espoir que quelqu'un de sa race ait réussi, vraiment, si, si on est fous de joie - se fait maintenant Grande Inquisitrice lorsque le même concept, celui de race, est utilisé de façon certes peu rigoureuse mais en aucune manière condamnable par un reporter multi-casquettes habitué des plateaux télé. Mais de qui se moque-ton ?

La raison de cette schizophrénie est toute simple. La race est le suprême tabou occidental, l'ultime non-dit de la pensée contemporaine et le nexus prismatique de toutes les turpitudes réelles ou imaginaires de l'histoire européenne. Parce que le mot renvoie à une relation psychotique au réel, héritée du traumatisme de la Shoah, entretenue par un gauchisme à large spectre (trostsko-mao-mammèrien) et renforcée par le souvenir cuisant des guerres coloniales (Algérie, Indochine...), la race est inabordable comme catégorie rationnelle et devient le terrain de jeu de tous les fantasmes idéologiques.

Coup de tabac

En 1991 un chercheur américain de réputation mondiale, Samuel Huntington, déchaînait les passions et soulevait l'indignation de l'intelligentsia bien-pensante internationale avec un livre, "Le choc des Civilisations", tiré d'un article publié quelques mois plus tôt dans Foreign Affairs.

Que disait-il ? D'abord que les civilisations existent, et qu'elles sont signifiantes et intelligibles en tant qu'entités historiques. Huntington précisait même qu'en tant que catégories culturelles ultimes, au dessus desquelles n'existait plus d'autre catégorie que celle de l'espèce, les civilisations avaient été le moteur principal de l'histoire de l'homme depuis 6.000 ans. Pour toute une frange du gauchisme mondialisé et de l'humanisme rose-bonbon qui oppose inconsciemment la Civilisation à la Barbarie, l'idée d'une pluralité de civilisations par essence inégales car différentes constituait déjà un motif raisonnable de décapitation.

Mais Huntington allait plus loin. Pour lui, et alors même que ces diverses civilisations s'étaient développées essentiellement de manière séparée, par la distance comme par le temps, l'une des conséquences essentielles de la modernité et de l'intégration du monde serait de mettre pour la première fois ces civilisations en contact intime, au point de parler d'un "Choc'", au sens d'interaction croissante puis de collision générale. Cette simple affirmation, qui reposait pourtant sur les travaux d'hommes aussi respectables que Braudel, Spengler, Toynbee, Bagby, Quigley ou Sorokin, prenait par surprise tous les tenant d'un relativisme absolu en vertu duquel les différences culturelles entre groupes humains excluaient d'une part toute hiérarchie, et d'autre part ne constituaient le plus souvent que des fictions commodes instrumentalisées par les raz-du-bulbe de tous poils pour agiter la promesse de guerres religieuses, ethniques ou nationales. Rappellons-nous que le 11 Septembre n'avait pas encore servi de piqûre de rappel à un Occident qui était à bien des égards encore plus naïf qu'aujourd'hui.



Carte civilisationnelle globale proposée par Huntington (in Clash)

En clair, le concept même de civilisation constituait encore voilà 15 ans un tabou comparable (quoiqu'en moins obsessionnel) à celui qu'incarne la notion de race aujourd'hui. Un concept dont les donneurs de leçon (Jacques Chirac, ancien président de la République Française, s'était fait une spécialité de ce genre de propos) vous expliquaient qu'il était "dangereux", qu'il "attisait la haîne" et "l'incompréhension", et qu'il allait en somme à l'encontre d'une tradition humaniste-relativiste que la France prétendait incarner avec le brio qu'on lui connait. Perdu.

En réhabilitant les civilisations, Huntington nous a redonné les clefs nécessaires à la compréhension du 11 Septembre, de la guerre au Cachemire, des violences au Liban, des massacres soudanais, et même, de l'essor de la Chine. Il me semble clair que ce qui s'est produit pour les civilisations doit, et va, se produire sous peu avec la notion de Race, et que les récentes controverses médiatiques en Europe, comme l'élection d'Obama aux Etats-Unis, en constituent les signes annonciateurs.

Il reste à la Race à trouver son Huntington, qui saura la dépassioner et l'inscrire dans les strictes limites de la rigueur scientifique et de l'analyse historique ; mais lorsque ce travail aura été accompli, que la race et la civilisation auront retrouvé leurs places légitimes dans la grande famille des catégories conceptuelles opératoires, le monde sera à notre avis mûr pour un vaste processus de redifférenciation. La fiction d'une unité absolue de la race humaine qui nierait les différences biologiques et culturelles redeviendra clairement ce qu'elle n'a jamais cessé d'être : une tyrannie intellectuelle et une dangereuse illusion pour ceux qui y croient.

Race et Génétique

Car enfin, ce que les civilisations traduisent de variabilité sociétale, culturelle et religieuse au sein de l'espèce humaine, la race le porte eu égard à la variabilité biologique au sens large : morphologique, histologique, métabolique, et bien entendu neurologique. Il est aujourd'hui de bon ton de professer qu' "il n'existe qu'une seule race, la race humaine". Or, on pourrait tout aussi (incorrectement) proclamer qu'il n'existe qu'une seule civilisation, "la Civilisation", définie grosso modo par l'agriculture, la domestication animale et l'écriture, sorte de catégorie commune à toute l'espèce ; il n'en demeurerait pas moins que LES civilisations existent bel et bien, souvent très différentes dans leurs pratiques, leurs croyances et leur organisation.

L'objet de cet article n'est pas de convaincre le lecteur de la réalité biologique des races. Les données scientifiques existent et sont accessibles par tous, en grande partie sur Internet. Il me semble néanmoins utile de démolir un mythe répendu et souvent évoqué par les fanatiques antiracialistes qui ont pour habitude, chaque fois que le mot race est prononcé, de commencer la phrase suivante par "la science a prouvé que..."

Dans 90% des cas, l'argumentation de la bonne âme en question ne va pas plus loin. Soit que le vulgus n'en sache pas plus et qu'il ne fasse que répéter automatiquement une phrase mille fois entendue (et guère risquée, avouons-le), soit qu'il n'ait pas besoin d'aller plus avant dans sa démonstration tant ces 5 mots suffisent généralement à lui donner raison aux yeux d'un public ignorant (voir l'Affaire Zemmour). Il arrive pourtant que le bougre poursuive par ceci : "Richard Lewontin a montré que la variabilité génétique moyenne au sein d'un groupe donné (d'un groupe racial par exemple) est supérieure à la variabilité génétique moyenne totale au sein de l'espèce humaine. De ce fait, vous (français, allemand, bantou) avez toutes les chances d'être génétiquement plus semblable à [mettre ici n'importe quel ethnie improbable, un eskimau par exemple] qu'à votre voisin de palier."

De quoi s'agit-il ? Lewontin, généticien réputé et professeur à Harvard, a fait remarquer que l'ensemble des variations génétiques intra-raciales constituait 85% du total des variations génétiques constatées sur un échantillon géntiquement aussi divers que possible, alors que les variations inter-raciales n'en constituaient que 15%. Cette découverte incontestable a par ailleurs provoqué à l'époque l'étonnement de la communauté scientifique internationale ; pourtant, nous allons le voir, elle ne prouve aucunement que la race n'est pas une catégorie biologique signifiante. Elle prouve encore moins, bien sûr, que "les races n'existent pas et qu'il n'y a qu'une race humaine".

L'observation de Lewontin repose sur l'ensemble du génotype humain, c'est-à-dire l'ensemble des séquences de nucléotides (A,C,G,T) impliquée dans le codage d'éléments informationnels transmissibles (les gènes). Or, on sait bien que seule une petite partie des gènes humains sont codants, le reste étant considéré comme "non-fonctionnel" (note: on ne sait pas à quoi sert cette vaste majorité du génome ni si elle sert à quelque chose; cela ne veut pas dire qu'elle ne serve à rien.) Cet ADN non-fonctionnel varie de façon aléatoire au gré des mutations, et en un sens, votre ADN non-codant de français de Champagne peut très bien, statistiquement, se trouver très semblable à l'ADN non-codant d'un chinois de Shengzhou. Ce dernier, pourtant, n'aura ni les cheveux châtins, ni la peau blanche, ni les yeux clairs parce que son ADN codant, celui impliqué dans l'expression de ses caractères visibles (phénotypiques), est et restera singulièrement différent du votre. Il en va bien entendu de même pour les gènes impliqués dans la neurogénèse et l'immunité par exemple, comme pour ceux définissant la densité osseuse, la taille relative des membres, la longueur des fibres musculaires, ou le volume crânien.

Une analogie simple pour bien comprendre de quoi il s'agit. Supposez deux groupes de 100 personnes, l'un de ballerines norvégiennes et l'autre de pompiers japonais. Chacune des ballerines et chacun des pompier reçoit 100 pièces de monnaie qui peuvent être de n'importe quelle devise. Pour les 85 premières pièces, les devises représentées sont totalement aléatoires pour tout le monde : dollars, livres, euros, couronnes, yens... Mais pour les 15 dernières, les ballerines ne reçoivent QUE des couronnes norvégiennes, les pompiers UNIQUEMENT des yens. Nous avons donc deux groupes exclusivement définis par 15% des pièces : ceux possèdant 15 couronnes sont des ballerines norvégiennes, ceux possédant 15 yens sont des pompiers japonais.

D'un point de vue statistique, il est possible que les pièces de l'un des pompiers, par pur hasard, soit plus semblable à celles de l'une des ballerines qu'à celles de l'un de ses camarades de caserne : la distribution alétoire des 85 premières pièces le permet. Cela signifierait-il qu'il n'appartient par au groupe des pompiers japonais ? Bien sûr que non. Du point de vue du critère important, celui des 15 dernières pièces, son appartenance au second groupe ne ferait aucune doute. C'est pour cela que l'homme peut partager 98% de son matériel génétique, de ses "pièces" dans le cadre de notre analogie, avec le chimpanzee : ce sont les 2% restant qui contiennent l'ensemble des différences qui suffisent à constituer les deux espèces comme (radicalement) distinctes.

Le fait que l'on considère les groupes de gènes codants et non l'ensemble du génome rend aisé, au contraire des assertions péremptoires des antiracialistes obessionnels, de distinguer des génomes individuels entre eux sur la base de l'appartenance raciale. Il est particulièrement instructif de considérer les conclusions de l'étude "Genetic structure, self-identified race/ethnicity, and confounding in case-control association studies"http://www.pubmedcentral.nih.gov/articlerender.fcgi?%20tool=pubmed&pubmedid=15625622 (Tang et al., American Journal of Human Genetics 76: 268-275, 2005), consultable en-ligne, et qui a identifié l'appartenance raciale de 3.700 sujets avec plus de 99% de précision sur la base de 326 marqueurs génétiques. Les résultats prouvent qu'il est possible de distinguer les races d'individus par la seule lecture de ces marqueurs, et même, de faire la distinction, par exemple, entre chinois et japonais pourtant très proches, avec une précision elle aussi remarquable.

On peut difficilement dire de quelque chose d'identifiable par examen scientifique de marqueurs génétiques précis que cela "n'existe pas". C'est pourtant ce que continuent à faire ceux qui persistent à refuser l'existence des races humaines malgré les récents apports des sciences biologiques. Comble du culot, ces mêmes uluberlus en appellent à la "science" qui aurait "prouvé"... mais prouvé quoi ?


Carte des races (1970). Verboten ?

Vers la redifférenciation

L'inévitable retour de la race dans le champ politique, qui selon moi a déjà commencé, achèvera de balayer les illusions que l'Occident cultive depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Illusions, précisons-le, qui ne sont entretenues que par lui: asiatiques, arabo-musulmans ou africains n'ont jamais remis en cause leur vision raciale du monde, qui se définit presque toujours par une opposition (quelqu'en soient les modalités ou le niveau de violence) au Blanc et à sa civilisation. A mesure que le poids relatif de l'Europe recule et que celui de l'Amérique stagne (en termes économiques, démographiques, technologiques et culturels), un Occident incapable de considérer froidement la dimension raciale des questions contemporaines serait comme désarmé face à des races qui, elles, ne prennent pas de gants.

On peut faire deux remarques sur la négation de la race en Occident :

1- elle est extrêmement récente. Ce simple fait est tout à fait remarquable, puisqu'en Europe par exemple, il aurait été extrêmement difficile, voir impossible, de trouver quiconque pour mettre en doute la réalité des races avant 1945, même parmi les chrétiens les plus généreux ou les humanistes les plus sincères. L'hypothèse la plus probable est que ce soudain déni de réalité trouve sa source dans la rencontre entre (A) la mystique chrétienne des hommes tous égaux et semblables car tous à l'image de Dieu, (B) le traumatisme de la Shoah dont la réalisation s'est pour partie appuyée sur des considérations racialistes (C), la propagande d'un gauchisme en quête d'universalisme et prêt à tout pour mettre à bas le modèle capitaliste-industriel occidental, y-compris à enrôler les races non-blanches dans sa croisade, et (D) pour la France au moins, la fiction d'une république aveugle aux couleurs (bien qu'en pratique fondée sur une population entièrement blanche) et soucieuse seulement de 'citoyenneté'.

2- cette négation a eu des conséquences extrêmement graves sur l'évolution du bilan démographique européen, sur les performances économiques du continent, sur la perception que se fait l'Europe de sa propre identité, ainsi que sur la pratique de la liberté d'expression, avec la récente criminalisation "du racisme et de la xénophobie".

Le retour de la race dans le champ intellectuel, donc politique, amènera donc nécessairement à se poser les questions suivantes :

1- Le remplacement d'une population d'une race A par une population d'une race B au sein d'une nation C constitue-t-il une simple substitution d'une population par une autre strictement équivalente, ou bien une remise en cause de l'existence même de la nation C ? En clair, la France peut-elle devenir un pays afromaghrébin et rester la France (républicaine, indivisible, souveraine, laïque, etc.) ? Qu'en est-il des politiques migratoires européennes, et constituent-elles, du coup, un ethnocide ?

2- Compte tenu des différences d'ordre mental ou intellectuel qui sont susceptibles d'exister entre races différentes, est-il crédible que la modification de la structure raciale d'une population n'ait aucun impact sur les structures politiques et administratives, ainsi que sur les performances technoéconomique de la dite population ?

3- La solidarité raciale, comme d'ailleurs la solidarité civilisationnelle, et sans présumer de situations complexes qui pourraient apparaître à l'avenir, ne devrait-elle pas constituer l'un des piliers d'une politique étrangère saine et rationnelle ? Sans que la race, Dieu nous en préserve, ne devienne le SEUL critère d'une quelconque politique ou d'un système de pensée, ne devrait-elle reprendre la place qu'elle mérite dans l'évaluation des politiques publiques, qu'elles fussent sociales, économiques ou culturelles ?

4- L'exhortation au métissage et son objectif avoué de faire fusionner les races existantes ne constitue-t-il pas une atteinte au principe de diversité par ailleurs revendiqué par nos élites ? Outre le fait qu'il reconnait implicitement la réalité des races mais demande leur abolition, cette volonté de les éradiquer n'est-elle pas dangereuse eu égard à la variété adaptive qui, jusqu'à présent, avait garanti la survie de notre espèce ?

5- L'avenir lointain de notre espèce, avec l'inévitable colonisation des fonds marins, des pôles, puis du système solaire, n'implique-t-il pas, au contraire des professions de foi actuelles pour le métissage, une spécialisation des types humains en fonction de leurs futurs environnements ? Ce processus de spéciation, qui tendra à faire diverger radicalement les populations humaines, n'est-il pas incompatible avec le projet de fusion raciale poursuivi actuellement par les élites occidentales ? L'avenir, loin d'appartenir au métissage, ne sera-t-il pas fait par des races toujours plus nombreuses, plus spécialisées, mais jamais moins humaines, car toujours pensantes ?

Ceux qui en tout cas, avaient parlé dès 1990 de l'émergence d'un monde multipolaire, ceux-là présentaient que ces pôles ne seraient plus seulement nationaux, mais civilisationnels ; ils seront, on le sais aujourd'hui, également raciaux. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si les deux cartes, celle de la répartition mondiale des races et celle des civilisations, se superposent largement. Si l'Occident venait à refuser d'accepter cette nouvelle réalité, il est probable qu'il serait en bonne voie d'être submergé racialement (donc biologiquement), puis redéfini culturellement sur la base de valeurs qu'il n'aura pas choisies. Race et culture sont liées, et il est suicidaire de prétendre comprendre l'une sans accepter l'autre.

Il serait intéressant de déterminer si le métissage est toujours pratiqué par ceux-là mêmes qui l'auront imposé aux peuples d'occident. Je doute, pour ma part, que la disparition des blancs fasse disparaitre le racisme ; ce sera plutôt la disparition du racialisme qui aura fait disparaitre les blancs.


Monday, October 27, 2008

Rendez-moi mon flingue !


Mais où est passé mon flingue ? Quand j’étais gosse et que je passais mes journées à faire le zouave dans les maquis de l’Oranais plutôt qu’à aller en cours, j’avais cette petite carabine 22 LR Winchester que j’emmenais partout avec moi. Je m’en servais surtout pour chasser la caille ou la perdrix, parfois un faisan ; plus d’une fois croyez-moi elle s’est même révélée bien utile pour faire fuir un fellouze récalcitrant. C’était le bon temps.

Comment en est-on arrivé là ? Incivilités, atteintes aux personnes et aux biens, racisme et antisémitisme à tous les coins de rue, torture à tous les étages, émeutes urbaines incessantes, attaques de train et de gares, façon far-west, et j’en passe : on aura beau dire ce qu’on voudra mais c’est un sacré foutoir. Et le pire dans tout ça, c’est que je n’ai même plus le droit à porter ma carabine. Vous parlez d’un mauvais timing !

Sarkozy par-ci, Sarkozy par-là, on ne voit que lui ce dadais, je suis sûr qu’il est même pas foutu de lacer ses souliers tout seul cet emmanché. Votez pour moi qu’il dit, et tout ira bien, on ne brûlera plus votre voiture mon bon monsieur, et vous ma bonne dame les gamins d’à-côté ont bien fini de vous faire des misères. Quand je serai le chef qu’il dit, chacun restera chez soi et les vaches seront bien gardées. Foutaises. Et je ne parle même pas de tous les gauchos avec leurs airs de grands couillons, valent pas un clou ceux-là.

L’état vous baise. L’état vous baise et l’état vous ment. Riez pas, c’est comme ça. Prenons un cas concret. Vous êtes un honnête citoyen, quelqu’un qui paye ses factures et ses impôts, qui ne demande rien à personne. Vous vous levez tous les matins pour aller vous rôtir le fion dans un bureau, à supporter un chef qui a pas fait l’indo. Vos enfants sont sages, polis, votre femme est bien comme il faut. Nickel. Et quand vous avez un pépin, genre votre voiture en flammes en bas de chez vous ou des tags ‘FIS 2 PUT’ sur votre boîte aux lettres, vous faites quoi ? Vous appelez la police. Bingo.

La mission de la police nationale n’est en aucun cas la protection des personnes et des biens mais le maintien de l’ordre public. Eh oui bande de naïfs, c’est écrit dans le règlement (la Constit’), la police se fout bien de vous, ce qu’elle veut c’est que l’état continue son business et que vous vous gueuliez pas trop fort. Le reste, vous en l’occurrence, la police s’en tamponne le coquillard, tranquillement. Pourquoi vous croyez que les poulets tolèrent le deal de quartier ? Parce que l’important, c’est que le gros trafic graisse les bonnes pattes, pardi ! Et pourquoi des banlieues entières sont-elles abandonnées aux petits sauvages à capuchon, leurs habitants rayés d’un trait de plume, comme ça, hop ? Parce que ça permet d’avoir une paix relative dans les centres-villes, où vivent les grosses huiles naturellement ! La police ne protège pas les personnes et leurs biens, elle protège le personnel et les biens de l’ETAT. Nuance !

Seulement voilà, l’honnête citoyen, le Robert ou le Rachid de base, lampiste de service, il finit par avoir les boules : il se fait emmerder au boulot, emmerder sur la route, emmerder devant chez lui, en espérant que sa femme et ses gosses lui en remettent pas une couche arrivé à la maison. Il en a jusque-là le petit franchouille. Du coup il vote Le Pen ou Besancenot, il croit qu’il va tout changer, mais il ne sait pas que c’est prévu, que c’est à ça qu’ils servent les pestiférés, que ce sont des soupapes ! Alors des fois qu’il péterait les plombs, l’Etat a pris soin de lui retirer ses armes, et de lui expliquer pourquoi : c’est compliqué à s’en servir, c’est dangereux ça tue des gens, suffit d’une arme chargée à la maison et vlan!, le petit dernier n’a qu’une envie c’est de s’en mettre une dans le crâne en jouant avec juste avant l’heure du biberon (statistiques à l’appui.) Pas bon les armes on vous dit !

La vérité, bien sûr, c’est que les armes sont surtout dangereuses pour l’Etat. En réglant lui-même ses problèmes de voisinage, le vulgus n’a plus besoin de flics et l’Etat perd son ‘monopole de la violence’. ‘Monopole de la violence’, notez comme la formule est fleurie. En langage clair, l’Etat peut vous trouer la peau à loisir mais pas question que vous tiriez des canettes vides le dimanche ! Ca c’est du monopole ! C’est précisément pour ça qu’un homme sans arme n’est pas un homme libre. Un homme sans arme est un esclave et un mort en sursis.

Ahh mais vous allez me dire : Maurice tu déconnes à plein tube mon vieux, on est en démocratie, si on n’a pas besoin d’armes c’est parce que liberté-égalité-fraternité et tout le toutim. Seulement vous oubliez que la Révolution Française, elle vous l’a donné le droit à porter les armes, elle en a même enlevé le monopole aux aristos ! Celui qui vous l’a repris ce droit, celui qui vous a désarmé, c’est un certain Pierre Laval, décrets-lois de 35 et 39, le même salopard qui est allé caresser les couilles du Führer en 1940. Ca ne vous rappelle pas quelque chose ? 6.000.000 de juifs ? Tous désarmés ? Je vois que vous me suivez.

Je suis un pragmatique. Peut-être pas très sophistiqué ni très métrosexuel sur les bords, mais je suis pas la moitié d’un imbécile, et je sais une chose : quand c’est le bordel il faut nettoyer. Là c’est même plus le bordel c’est carrément la chienlit en France, et ça va empirer. Tous les aspirants femmes de ménages sont des bons à rien, des rigolos qui n’ont pas un sou de bon sens mais des biftons plein les poches, et mon petit doigt me dit que ce ne sont pas ces tartuffes qui vont ranger la maison. C’est nous.

Vous voulez faire quelque chose pour votre pays ? Ecrivez à vos députés, à vos maires, à vos ministres, et demandez qu’on vous rende le droit à votre flingue. Sans condition. Pas d’obligation de chasser ou de faire du tir sportif, ou je ne sais quelle autre prétexte à la mords-moi-le-nœud, pourquoi pas réserver le port d’arme aux ambidextres tant qu'on y est ? Ce qu’il faut aux citoyens, c’est la liberté INCONDITIONNELLE à porter les armes. Vous allez voir que les choses changeront.

Mais où c’est que je l’ai mis ce flingue ?

Friday, October 17, 2008

Nous sommes tous des mélomanes franco-tunisiens


SCANDALE !

La Marseillaise, mère de tous les chants révolutionnaires, honorée matriarche des hymnes de libération du monde entier, symbole pulmonaire de la France éternelle et de ses heures les plus glorieuses, la Marseillaise, donc, vient d'être sifflée !

Que dis-je sifflée ? Humiliée ! Saccagée ! Massacrée ! Insultée ! Violée sauvagement, déshonorée sous les coups de boutoir infertiles d'une horde sauvage de supporters qui n'ont eux-mêmes de marseillais que leur teint choco-caramel ! Baffouée, gomorhisée, écartelée telle une vulgaire vierge tamoule dans un commissariat Sri-Lankais !

AUX ARMES !

Qu'ils sont beaux nos ministres, Fillon, Bachelot, Laporte, surtout Laporte, ce rugbyman gay, le torse bombé sous l'affront, les pectoraux gorgés de la fierté d'être français, le menton mussolinien dressé vers l'horizon comme autant de SS-20 soviétiques en plein bras-de-fer coldwarien, leur regard d'airain tendu avec détermination vers l'horizon où, déjà, s'amoncellent les lourds cumulo-nimbus de l'inévitable guerre ethnique qui va d'ici 10 ans balayer l'Europe comme un cyclone caraïbe. VAILLANCE ET FERMETE, comme toujours, au sommet de l'Etat. On respire.

De quoi s'étonne-t-on ? Du fait que 40.000 analphabètes raz-du-bulbe, avinés, haschichés, surexcités et incapables de baiser autre chose que des zombies grillagées importées du bled ou des adolescentes au fond d'une cave se comportent comme des crétins haineux ? Comme c'est étonnant ! Les habitants les plus bêtes, les moins intégrés, les plus violents, les plus toxicos, les moins éduqués, les plus hideux et de loin, de très loin, les moins français de notre beau pays expriment leur bêtise de manière ostentatoire ! mais c'est incroyable ! Vite, une explication !

"Ce n'est pas la France qu'on siffle, c'est l'Etat Français" (Labération du je-ne-sais-plus-quand). Mais c'est bien sûr ! Cette pathétique masse humaine entassée dans son cirque de Seine-Saint-Denis pour un show sportif lobotomique nous adressait, en fait de huées, une puissante analyse méta-politique de sa propre place au sein de l'appareil étatico-administratif raciste, répressif, inique et inefficace de la République Française ! Quels idiots nous faisions, nous qui pensions qu'il s'agissait surtout de haine aveugle des français et d'abus de faiblesse contre une société tellement dévirilisée et permissive qu'elle met un point d'honneur depuis 20 ans à ériger en modèle ses propres tortionnaires ! C'était en fait d'un véritable programme politique qu'il s'agissait ; vite, les siffleurs à l'Elysée !

BIEN FAIT !

Bien sûr, notre racaille siffloteuse s'entasse dans des nids abjectes à la lisière de nos métropoles quand nos glorieux ministres, moins ignorants sans doute des choses de l'immobilier, préfèrent les ruelles cossues et fleuries de l'ouest parisien. Fort bien. Mais il existe une autre différence entre ceux-ci et ceux-là, une différence que l'on oserait qualifier de fondamentale si l'on ne craignait de faire fuir le lecteur déjà secoué dans son fondement par la pression fiscale, la criminalité allogène et la propagande culpabilisatrice dont il est bombardé continuellement comme un poète romantique nord-coréen en plein stage de réorientation professionnelle.

Nos chères chances pour la France, en plus de témoigner d'une mélomanie admirable quoiqu' intransigeante et éprise de modulations sifflotantes, expriment sans honte ni complexe leur haine totale du pays qui les a accueilli. La place manquerait ici pour détailler toutes les raisons, bonnes ou mauvaises, que ces produits d'importation frelatés ont de vomir leur entrepôt de destination : l'obsession contrapunctique de notre tradition musicale, admettons-le assez agaçante, nos élites corrompues et mythomanes, notre population abrutie et dévirilisée par le consumérisme, le droit-de-l'hommisme gnan-gnan et les branlées successives (1870, 1914-18, 1940, l'indo, l'algérie..), la liste est si longue qu'il y faudrait un bottin. Mais au moins, reconnaissons à l'Homo Maghrebus quelques qualités : parmis elles, la franchise et la cohérence. Maghrébins furent leurs ancêtres, maghrébins ils resteront, et aucun torrent d'aide sociale, aucun empilement de zones franches ou tombereau de crédits pour "la ville" ne changeront cette évidence bioculturelle inaltérable.

Nos ministres, par contraste, sont des fils de putes. Elus du peuple français dont ils sont sensés défendre les intérêts, ils ne défendent que leur intérêt propre et celui, moins avouable encore, de leurs financiers apatrides. Représentants de l'Etat et garants de la tradition politique, culturelle et morale de la France, ils subvertissent pourtant cette dernière au nom de la préservation de leur position ou, pour les plus idéalistes, d'une idéologie multiculturaliste démentielle qui met un point d'honneur à ignorer les leçons pourtant limpides de 1500 ans d'histoire. Qui trouvait ignoble "le sang impur" sensé "abreuver les sillons" d'une agriculture française toujours en quête de productivité ? Qui trouvait inacceptable qu'un chant guerrier fédère les français quand la France proclame à qui veut l'entendre qu'elle n'a plus d'ennemis ? Qui a vendu au bon peuple le mythe grotesque d'une France "black-blanc-beur" (sic), au mépris de l'impératif civilisationnel de cohésion ethno-culturelle comme des règles d'accords de genre ? Gagné : les mêmes.

De deux choses l'une : soit ces fils de pute s'efforcent de devenir au moins aussi honnêtes dans leurs convictions que la biomasse afromaghrébine qui peuple nos contrées, en désignant l'ennemi et en mettant en oeuvre les moyens de l'écraser (une saine politique de rapatriement forcé appuyée par la Marine Nationale, par exemple). Soit ils embrassent définitivement le parti de l'étranger et l'assument pleinement, en en finissent une bonne fois pour toute avec la France et sa culture, par exemple, en disolvant unilatéralement la République pour en faire don à l'Afrique (de quoi sans doute éponger quelques années de dette).

Mais de grâce : plus de torses bombés et de propos guerriers. En défendant la Marseillaise après avoir successivement renié tout ce qu'elle représente, nos élites sont dans la situation comique décrite par les frères Lumières en 1895 : celle de l'éjaculateur facialement éjaculationné.

Tuesday, September 16, 2008

I-Pod mon cul !


Lehman Brothers est en faillite ! Prêteur historique des très-riches et des jeunes loups avides de capital frétillant, la banque faisait partie, avec JP Morgan, Meryl-Lynch et quelques autres, des institutions historiques du private equity et autres services financiers imbitables. Rendez-vous compte, LB fut fondée en 1850 dans l’Alabama, par deux frères sympa comme tout en plus : 158 ans de bons et déloyaux services, de cajoleries entre financiers, d’arnaque sur capital, de méprises de risques et de flambe sans limite sur fond de siège new-yorkais pharaonique et de dépenses somptuaires. R.I.P L.B !

Bien sûr, les esprits chagrins argueront que des milliers de salariés restent sur le tapis, que des milliards d’euros sont partis – littéralement - en fumée, qu’un pool de compétence d’exception va finir dans l’escarcelle du plus-offrant le moins grippe-sous … sans doute. Mais qu’est ce qu’on en a à foutre ? On a des I-pods !

Eh oui, ce genre d’institutions héritées de la période conquérante du capitalisme occidental, de l’époque où on risquait tout sur une ligne de chemin de fer Chicago-Santa Fe ou sur une compagnie maritime de transport de pavot, ce genre d’anachronisme arrogant, c’est terminé. L’Occident ferme boutique! On liquide on brade messieurs-dames, profitez-en !

Parce que résumons. 1945 : l’Occident triomphe, il a écrasé son fils prodigue, le nazisme raciste et athée, la seule puissance industrielle non-blanche, le Japon, est un tas de ruines radioactives, et l’Amérique est maîtresse du monde. L’Europe est pleine d’espoir, on va reconstruire, on va faire l’Union, la guerre c’est bien fini, et les colonies, après tout, elles ont des droits ces petites.

Le choix était le suivant : 1/ reconquérir le courage de rester riche, c’est-à-dire de défendre nos intérêts économiques et culturels par la force si nécessaire. 2/ développer le courage de s’appauvrir relativement, c’est-à dire renoncer aux traités léonins, au consumérisme, aux folles dépenses d’une populace avide de luxe et de farniente, et aux aventures étrangères : se recentrer sur nous-mêmes, sur nos valeurs historiques et nos racines judéo-gréco-romano-chrétiennes et sur leur substrat, la race blanche, et la jouer sérieux.

En fait de choix, l’Occident, et l’Europe en particulier, n’a décidé ni l’un ni l’autre. Pas de courage de rester riche : les armées sont progressivement sabordées, d’ailleurs on n’a plus d’ennemi, c’est fini tout ça, l’ONU commence à foutre son nez partout, et décrète que les nègres ont des droits, puisqu’ils sont égaux, et on ferme les colonies, ces horreurs barbares, l’Algérie en dernier parce que quand même, l’Algérie c’est la France.

Mais pas de courage de devenir pauvre non-plus. C’est les trente glorieuses que voulez-vous ma bonne dame, il faut bien acheter ces lave-vaisselles, ces voitures de chez Peugeot, et leurs accessoires, et partir en vacances tous les 6 mois puisque les congés sont payés. Et d’ailleurs pourquoi s’arrêter là ? Des films pour tous ! La presse pour tous ! La musique pour tous, partout et tout le temps ! Vite, des I-Pods ! Tout ça d’accord, mais surtout pas d’ennemi. Jamais. Pas de guerre. « Plus jamais ça » devient le leitmotiv de l’époque.

Désormais l’Occident est en faillite, l’Europe depuis longtemps, demain l’Amérique le sera aussi. Toute tentative de redresser la barre, d’aller spolier un pays de bougnoules attardés pour gagner une ou deux décennies de pétrole pas cher par exemple, devient un crime contre l’humanité. Pas de bol, juste au moment ou les ricains ont mis sur pied une armée invincible. Invincible mais bobo : à la maison, on fume de la weed et on ne voit du pétrole que son coût en mauvaise conscience. D’ailleurs l’I-Pod, ca marche sur batteries, non ? Alors ?

Alors on est foutu ! Les barbus en turban et les chinetoques le savent bien, le blanc s’est castré tout seul et implore le reste du monde de venir le dépouiller un peu plus. Il importe des africains en masse au nom de la diversité, cette mère de toutes les forces, et leur offre ses filles. Les niaques ne sont pas si cons, eux qui ont su rester si bêtement racistes, allez-voir à Pékin ou à Tokyo s’il fait bon être un malien sans-papiers…

Enfin, de ces ruines putrides et décadentes de la puissance occidentale, c’est au moins ça que les juifs n’auront pas : Lehman Brothers était aussi un symbole de la toute-puissance de la finance judéo-capitaliste. Et cette force fantasmatique invincible, au cœur de toutes les théories du complot, ne résiste finalement pas mieux que le reste à la déferlante des hordes sexy et affamées du tiers-monde sur la matrice de la Civilisation, avec un C majuscule s’il-vous plait, parce que faudrait pas confondre avec la civilisation bantoue, par exemple, ou dogon. Le buffet est ouvert, et on va bien se régaler.